*From all the bitches, the one I wanabee is music*

*From all the bitches, the one I wanabee is music*
J'crois qu'les histoires d'amour c'est comme les voyages en train,
Et quand j'vois tous ces voyageurs parfois j'aimerais en être un,
Pourquoi tu crois que tant de gens attendent sur le quai de la gare ?
Pourquoi tu crois qu'on flippe autant d'arriver en retard ?

(...)

Le grand amour change forcément ton comportement,
Dès l'premier jour faut bien choisir ton compartiment,
Siège couloir ou contre la vitre il faut trouver la bonne place,
Tu choisis quoi une love story de première ou d'seconde classe ?

Dans les premiers kilomètres tu n'as d'yeux que pour son visage,
Tu calcules pas derrière la fenêtre le défilé des paysages,
Tu te sens vivant tu te sens léger tu ne vois pas passer l'heure,
T'es tellement bien que t'as presque envie d'embrasser le contrôleur.

Mais la magie ne dure qu'un temps et ton histoire bat de l'aile,
Toi tu te dis que tu n'y es pour rien et que c'est sa faute à elle,
Le ronronnement du train te saoule et chaque virage t'écoeure,
Faut que tu te lèves que tu marches tu vas te dégourdir le coeur.

Et le train ralentit, c'est déjà la fin de ton histoire,
En plus t'es comme un con tes potes sont restés à l'autre gare,
Tu dis au revoir à celle que t'appelleras désormais ton ex,
Dans son agenda sur ton nom elle va passer un coup de tipex.

(...)


Grand Corps Malade, Les voyages en train


Et maintenant. C'est comme qui dirait la fin. Ou pas. ça dépend de toi en fait je crois. En fait je sais pas si on peut dire qu'il y'a eu un début. Je sais pas si je suis déçue. Un peu. Peut-être parce que j'ai gâché 6 mois de ma vie à penser à toi, à espérer, à attendre enfin ce moment, où je pourrais être avec toi. Et là pour ce résultat c'est sûrement 6 mois de gâcher. Je pourrais te dire. Tu viendras ici, tu liras, tu sauras. Mais peut-être que c'est mieux si ça reste secret. On sera amis ? Tu m'avais dit qu'il fallait que j'oublie. Tu vois j'y suis pas arrivée. Je sais pas, c'est pas de ma faute. Ou peut-être si. Toute ces photos de toi que j'ai gardées, regardées, jusqu'à les user. Je sais pas ce que tu veux pour finir, et j'ai tellement peur de te le demander. En septembre ? La semaine prochaine ? Je ne rêve que de faire comme dans tout ces films romantique ou les héros se disent aurevoir, genre sur le quai d'une gare, au milieu de la foule. Et où l'héroine change d'avis et elle coure vers l'homme de sa vie pour l'embrasser. Tu le prendrais comment si je faisais ça moi ? J'en sais rien. En fait je m'en fous. Je le ferais, comme ça tu sauras, moi je me libérerais de ces 6 mois et je te les repasserais. Tu devras te débrouiller avec après. (Samedi si j'écoute "Butterfly" je penserais à toi, c'est sûr.)


Dreams are my reality,
I like to dream of you close to me
I dream of loving in the night
A
nd loving you seems right
Perhaps that's my reality.


If you do exist,
Honey don't resist
Show me a new way of loving
Tell me that it's true,
Show me what to do
I feel something special about you


Saw you standing there,
I
didn't know I cared
there was something special in the air

Richard Sanderson, Dreams are my reality

# Posté le jeudi 05 juillet 2007 13:23

Modifié le jeudi 05 juillet 2007 14:26

It's quarter past eleven. And I miss you. And this song... it's you, I don't know why. I think I fall in love with you... for a long time, you know when.

It's quarter past eleven. And I miss you. And this song... it's you, I don't know why. I think I fall in love with you... for a long time, you know when.
(...)


De mille saveurs une seule me touche
Lorsque tes lèvres effleurent ma bouche
De tous ces vents un seul me porte
Lorsque ton ombre passe ma porte

Et mes rêves s'accrochent à tes phalanges
Je t'aime trop fort ça te dérange
Et mes rêves se brisent sur tes phalanges
Je t'aime trop fort
Mon ange mon ange

Prends mes soupirs donne moi des larmes
A trop mourir on pose les armes
Respire encore mon doux mensonge
Que sur ton souffle le temps s'allonge

Et mes rêves s'accrochent à tes phalanges
Je t'aime trop fort ça te dérange
Et mes rêves se brisent sur tes phalanges
Je t'aime trop fort
Mon ange mon ange

Seul sur nos cendres en équilibre
Mes poumons pleurent mon coeur et libre
Ta voix s'efface de mes pensées
J'apprivoiserai ma liberté

Et mes rêves s'accrochent à tes phalanges
Je t'aime trop fort ça te dérange
Et mes rêves se brisent sur tes phalanges
Je t'aime trop fort
Mon ange mon ange


AaRON, Le Tunnel d'or

J'écoutais cette chanson dans le train. En allant vers une semaine loin. En pensant à toi. Ou pas. Je sais plus. Mais quand je l'écoute je pense à toi. Parce qu'il est presque minuit aussi. Et parce que peut-être que je t'aime trop fort, et que toi ça te fais peur. Parce que j'ai essayé, avec mes rêves de m'accrocher à toi, en vain. Si tu étais là Elise je te dirais que je tenterais de m'accrocher tant que je peux à lui, tant que l'espoir reste et toi tu me dirais que je me fais plus de mal qu'autre chose, mais pour une fois je t'écouterais pas, parce que sur ce coup là je suis trop entêtée. Il est Onze heure et demie et je pense toujours à toi, en écoutant Yann Tiersen.

# Posté le mardi 26 juin 2007 17:23

Modifié le mardi 31 juillet 2007 12:51

I'm too lost in you. En vrac.

I'm too lost in you. En vrac.
"L'amour est partout". Hugh Grant est magnifique, mais Hugh Grant est terriblement inaccessible.
Toi aussi. Pourtant tu n'est pas une célébrité. Tu n'habites pas dans un autre pays (quoique suffisamment loin pour que non...) et tu parles la même langue que moi. On a vu pire comme inaccessibilité. J'suis incorrigiblement romantique. Un amour secret, un amour impossible, un amour non réciproque, c'est parfait. Tellement romantique. On y pense le soir avant de s'endormir, on arrive pas à s'endormir. On se fait des films, on rêve de la rencontre, du moment parfait, comme dans les films, où on se verra, on se regardera sans dire un mot, et on s'embrassera fougueusement, style "désir fou". Je serais folle amoureuse, tu seras fou amoureux, on sourira bêtement. J'te montrerais mon grain de beauté et tu me souriras avec ce sourire follement sexy dont t'as le secret. Je ne me sentirais plus comme une conne à écrire des mots débiles en espérant et en redoutant tout à la fois que tu les lises, je n'attendrais plus désepérément d'avoir de tes nouvelles. On sera un couple, quoi, un vrai. Je serais plus si seule, si *Desperate Housegirl*, je serais plus comme Meredith qu'attends en vain que Derek prenne une décision. J'aurais quelqu'un à qui penser, quelqu'un qui pense à moi, qui m'emmène au cinéma, à la piscine, à la mer, en vacances, voir la Tour Eiffel, à la fnac, écouter tout plein de musique, qui me ferait des massages, qui me dirait que je suis *belle* comme je suis, que je suis *belle tout court*. J'pourrais regarder Bridget Jones et me moquer de cette fille célibataire désespérée, parce que ça ne sera plus mon cas. J'aurais plus besoin de manger plein de merde en regardant à la télé des histoires d'amour et en soupirant "Qu'ils sont mignons", parce que je serais comme les héros de la télé. Je m'endormirais en pensant à toi, ou même je m'endormirais à côté de toi, et j'pourrais me réveiller avec toi, pour être enfin de bonne humeur le matin, même quand il pleut, qu'il fait un temps tellement merdique, qu'on aurait envie de se recoucher en temps normal. Je serais même pas là à écrire tout ça, parce que j'en aurais plus rien à faire que tu saches tout ça, parce que tu le saurais, et tu partagerais la même chose que moi. Peut-être un jour. Septembre en attendant ? Où plus tôt. C'est à toi de décider en fait. Moi j't'ai tout dit.


# Posté le lundi 25 juin 2007 17:52

Modifié le mardi 26 juin 2007 05:34

Moi aussi je t'aime toujours.

Moi aussi je t'aime toujours.

(...)

Mâle si tendre
au début de novembre
devint sourd aux avances de l'amour
mais quel mal me prit
de m'éprendre de lui ?

Sale décembre
comme il est lourd le ciel
sais-tu que les statues de sel
ont cessé de t'attendre ?

Pâle septembre
Entends-tu le glas que je sonne ?

Je t'aime toujours,
Je t'aime toujours,
Je t'aime toujours,
D'amour.
Je t'aime toujours,
Je t'aime toujours,
Je t'aime toujours
D'amour...

(...)

Camille, Pâle Septembre

# Posté le vendredi 22 juin 2007 16:52

{Paranthèse} [L'espoir fait vivre... Trop fait mourir ?] J'ai rêvé de toi.

{Paranthèse} [L'espoir fait vivre... Trop fait mourir ?] J'ai rêvé de toi.
Les yaourts périmés n'ont pas d'âme


...Si ma mémoire est bonne, quand j'ai emménagé dans cet appartement, il y a cinq ans, il était vide. J'aime le vide ,une nouvelle vie commence, avec une infinité de possibles. Rien qui dépasse, aucune exubérance extérieure qui vienne enquiquiner mon moi intérieur. J'aime les espaces infinis, les lignes pures, les murs nus, la mer, le désert et les chameaux qui le traversent en zigzag sans rien bouffer. J'aime le zen torride. Un lit et un bonsaï dans la chambre, et encore, le bonsaï fait désordre. J'aime ça en rêve, mais, bizarrement, je ne pratique pas. Dans la vraie vie, j'entasse, j'accumule, j'encombre. Pourtant, les premières semaines, obéissant (en gros) aux règles du feng shui, j'ai respecté une sorte d'harmonie énergétique du lieu, avec le yin et le yang qui avaient l'air plutôt copains : ambiance monacale dans la chambre et le séjour, cinquante-trois cartons empilés dans le bureau. C'est avec le déballage des cartons que les choses ont mal tourné. Et cinq ans après, me revoilà dans un foutoir sympa, tricoté de souvenirs et de machins; dessins encadrés, cactus, photos punaisées, bouquins, pile de journaux (qui serviront un jour), cadeaux plus ou moins exotiques, vases sans fleurs et vases avec fleurs, joujoux du chien, fringues inutiles, boîtes pleines d'ovnis, sans compter les kilomètres de fils qui relient lampe, ordinateur, télé, radio, téléphone et tout le tintouin à la fée électricité. (Ça marcherait à la vapeur, ça ferait mon de n½uds.)
...Mais régulièrement, la rage me prend et je me remets à loucher vers la sobriété, ce qui entraîne un déblayage plus ou moins radical des nuisances emmagasinées. Et bien sûr, c'est dans le « plus ou moins » que gît la difficulté, à cause du choix. Tout garder, c'est éviter de choisir. Tout balancer aussi. A ceci près, que pour garder, il faut une maison avec un grenier, alors que, pour balancer, un trois-pièces-cuisine suffit.
...Puisqu'il faut choisir, je fais deux tas : « poubelle », et « à garder ». A la première carte postale un peu rigolote qui représente une girafe, j'inaugure un troisième tas baptisé « faut voir ». Et si je commence à voir, c'est fichu. Je ne sais pas si les choses ont une âme, mais certaines font tout ce qu'elles peuvent pour s'accrocher. Le petit couteau à beurre de ma grand-mère par exemple. Gamine, je m'exprimais comme une cochonne, je baragouinais « couteau à borre », ça faisait marrer mon père, j'adore le rire de mon père -donc, ce couteau à borre me suis partout depuis toujours. Il ne sert plus au borre, il sert à pleurnicher sur la vie qui passe. (De temps en temps, ça fait du bien, à condition de ne pas en abuser.) Quant au singe en peluche qui louche, c'est l'unique vestige d'une rupture amoureuse, et on s'était battus pour avoir sa garde -heureusement, on n'avait pas eu le temps de faire des enfants. Je l'ai gagné, je ne le lâche plus.
...Les yaourts périmés n'ont pas d'âme, j'en suis sûre. Le pain rassis non plus. N'ayant pas connu la guerre, ses privations et ses rutabagas, je vire tout ça sans scrupule. Même chose pour la chaussette dépareillée -on ne retrouve jamais l'autre, c'est l'un des grands mystères de l'existence -et la tasse ébréchée. Pas de Superglu, pas de pitié, poubelle. La plante morte, c'est plus délicat. Elle à l'air très déprimée, mais est-elle vraiment morte ? Il semble que la vie s'acharne, sous la forme d'un minuscule truc vert qui essaie de se déplier. Emue, je l'exile sur le balcon en lui expliquant : si elle résiste au gel, elle rentrera. C'est un peu faux cul, mais le purgatoire, c'est mieux que la poubelle.
...Les livres ça dépend. Je peux virer sans états d'âme un livre que je n'ai pas touché depuis un siècle et demi. L'ennui, c'est qu'un jour ou l'autre il me manque cruellement, à cause d'une phrase qui aurait pu me servir -je me rappelle, c'était vers le milieu du deuxième chapitre. Donc je le rachète, et je ne retrouve jamais la phrase. Le guide des légumes, avec leur taux de fer et de potassium, c'est important : je peux avoir envie de vérifier les vertus des navets, bien que je n'en mange jamais. Mon vieil album de Babar usé aux quatre coins, je l'ouvre et replonge en plein bonheur : « Dans la grande forêt, un petit éléphant est né. Il s'appelle Babar. Sa maman l'aime beaucoup. » Trois pages plus loin, un chasseur bute la maman de Babar. D'où ma haine viscérale des chasseurs. Ce Babar est un élément fondateur de ma personnalité, je le garde. En revanche, Houellebecq n'a rien fondé en moi -poubelle. Et puis il y a les numéros très antiques de Paris Match, avec Brigitte Bardot en bikini et Neil Armstrong qui marche sur la lune. Un grand pas pour l'humanité, ça compte. Et dans l'Antiquité, Bardot était vraiment jolie. (Inutile de dire qu'à force de chipoter comme ça le tas « faut voir » atteint le plafond avant les autres.)
...Côté vêtements, je peux m'attacher à un pull informe et délavé parce qu'il fait doudou, cocon et porte-bonheur. En plus, quelqu'un m'a dit un jour qu'il m'allait bien. Donc, quinze ans plus tard, il est toujours là. Pour le reste ça relève du sens pratique. Le jean taille 38 que j'ai réussi à mettre une fois (en apnée) il y a trois ans, je le garde, on sait jamais. Le pantalon mou taille 44 dans lequel je m'empaquetais quand j'ai arrêté de fumer, je le garde, on sait jamais. Cette veste dont la couleur m'avait séduite pour cause d'originalité -en effet elle ne va avec rien -, je la donnerais bien aux bonnes ½uvres. Mais, chaque fois que je déposé dans l'entrée de l'immeuble des sacs destinés aux ½uvres, lesdites ½uvres oublient de passer et je remonte mes sacs. (...)
...Les lettres, il vaut mieux éviter de les relire. Surtout celle où Donald jure qu'il m'aime -on ne peut pas jeter une lettre d'amour, ça ne se fait pas. Quoique. L'action remonte en 1987, Donald ne m'aime plus, je ne l'ai jamais vraiment aimé, tout le monde s'en fout, poubelle. (Deux heures plus tard, je repêche la lettre. Après tout, c'est un trophée, une espèce de César du mélo.) Les photos, beaucoup de photos, des tas de photos -moi sur les genoux du Père Noel (très fière, l'air d'avoir résolu la quadrature du cercle), la maman dans le jardin, les amis figés devant des ciels bleus, des pelouses vertes et des gâteaux d'anniversaire. Il faudrait les déblayer par paquets de douze, au pifomètre, mais je les épluche une par une et je les garde. Sauf une, assez mal cadrée, avec juste l'oreille de mon chien dans un coin -je la pose sur le tas « faut voir ».
...Les cadeaux de Noel, c'est toute une histoire aussi. Les chouettes cadeaux me suivront partout, mais les tartignoles, souvent inutiles de surcroît, imposent de trancher entre un attendrissement légitime et « faut quand même pas pousser ». S'ils sont petits et fragiles, ça va, je peux les casser par inadvertance. Les chaussons roses à tête de lion et le coquetier en forme d'hélicoptère, je vais essayer de les garder une semaine. Mais le totem algonquin de deux mètres de haut (avec la bistouquette assortie, vu qu'il représente le dieu de la fertilité) m'oblige à créer un quatrième tas : « planquer quelque part et ressortir à la prochaine visite du donateur ». Ce qui complique un peu l'existence.
...En revanche, virer les paperasses administratives (impôts, EDF, fiches de paie, quittances de loyer) serait un plaisir sans nuage, mais justement il ne faut pas. Ces choses barbantes et encombrantes, on est censé les garder toute la vie, ou dix ans, ou cinq ans, ou trois ans, je ne sais plus -j'ai balancé l'article où quelqu'un m'expliquait le programme en détail. (...)
...Bon j'en suis où de mon tri impitoyable ? J'ai remué beaucoup de poussière, le yin et le yang s'engueulent dans la penderie, le tas « faut voir » attend une décision claire et nette, que je prends immédiatement, en reposant chaque objet exactement où il était avant. Résultat d'une semaine de grandes man½uvres : un foutoir sympa, allégé d'une chaussette, et d'une tasse ébréchée qui me gâchaient la vie. Sur le balcon, la plante déprimée a déjà deux feuilles. Tout va bien.

Marie-Ange Guillaume
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# Posté le jeudi 21 juin 2007 06:14

Modifié le mercredi 27 juin 2007 10:38