C'est quelqu'un qui m'a dit que...

C'est quelqu'un qui m'a dit que...
Morceaux de papiers, bouts de plastiques, cailloux, cartons, photos.
Juste plein de morceaux de mémoires, uniques, personnels, incompréhensibles pour toi, vous, eux.
Photos d'un moment de bonheur volé par un photomaton, quelque part dans une gare. Sourires gravés sur le papier, en noir et blanc. Intemporels. Bouts de plastiques souvenirs d'un verre, d'une glace ou de churros belges.
Petits galets volés au détour d'une plage, polis par les vagues, papier cigarette témoin d'une soirée de vacances, souvenir d'un inconnu presque inconnu.
Petit mot écrit à la va-vite sur un bout de carton, griffoné pour redonner le sourire, mots qu'on prononce dans la folie du moment et qu'on oublie si vite. *J'aurais aimé t'offrir la terre, mais personne n'a voulu me la vendre, la lune était inaccessible, alors je préfère t'offrir mes fautes d'orthographes, ma maladresse et en dessert, l'amour que je porte*.Mots mensonges qu'on se persuade de ressentir au fond de nous mais qui s'envolent ensuite vers le ciel, n'en reste que le souvenir, le souvenir d'un ancien bonheur.
Des souvenirs d'une première rencontre griffonés sur l'envers d'un carton de bière, ou sur l'emballage d'un papier cadeau. *Moi je suis fou... de toi*.
Une taupe témoin d'une fin d'après-midi sur un banc à Paris, un bout de plastique rose pour la plus grande amitié d'une vie.
Billets souvenirs de voyages en train, de rencontres improbables, de rêves presque réalisés. L'inconnu du train, fantasme de toutes.
Je range tout ça dans ma boîte, celle de ma mémoire, tout au fond de ma tête.
Sur l'étagère et quand ça te prend l'envie tu l'ouvres pour retrouver les odeurs du passé.

# Posté le mercredi 21 mars 2007 10:17

Modifié le vendredi 22 juin 2007 12:52

Oh my god. Oh my fucking god.

Je vais bien, ne t'en fais pas. Je vais bien. Néanmoins j'irais mieux sur un banc, dans une rame de métro, dans un centre commercial, dans la rue, n'importe où en fait. Juste toi. Juste ta voix qui me manque et toutes ces conneries qui font rire. Juste passer des bons moments. *Ambigu*. L'ambiguité. T'sais ce truc quand tu sais pas trop si je te plais, ou si tu me plais. Quand tu joue un p'tit jeu un peu malsain, mais qui fait tellement de bien. T'sais quand tu met des trois petits points et des allusions par ci par là. Des "messages subliminaux" que je me demande si tu captes. On dit que vous avez du mal avec ça. *Subtil*. Trop subtil ? Ou alors vous faites juste semblant.
*Ambiguité*. T'sais quand tu te demande si c'est amical, si c'est plus. Tout ces p'tits jeux, et ses histoires pas si inventées que ça. Tout ça qui fais un peu mal, faut être un peu maso peut-être. P't'être que je le suis. Maso. Tu sais, même quand les trucs font mal, quand les mots blessent et tout. Mais ça compense avec tout ces mots qui te réchauffe le coeur, et qui font qu'il y'a un peu de soleil au-dessus de ta tête. Alors c'est pas grave. Si c'est pour la bonne cause j'veux bien avoir un peu mal au coeur. Je vais bien. T'en fais pas. Mais me fait pas trop mal quand même.

# Posté le samedi 17 mars 2007 17:16

Modifié le dimanche 18 mars 2007 16:20

Protect me, protect me...

Protect me, protect me...
J'aime ces mots. J'aime ce livre, ce film. J'aime Hell, elle, lui, eux. Le truc à te faire chialer toute la nuit. Parce qu'ils sont beau, parce qu'ils te font penser à tout un tas de bordel auxquels t'aimeras pas penser. Comme quoi t'en profite jamais assez. Comme quoi après tu regrettes. Mais que regretter ça fait que du mal. T'es toute seule avec tes regrets, et tu te demande comment on fait.

*Le bonheur est une illusion d'optique, deux miroirs qui se renvoient la même image à l'infini. N'essayez pas de remonter à l'image d'origine, il n'y en a pas.
Ne di
tes pas que le bonheur est éphémère. Le bonheur n'est pas éphémère. Le sentiment ressenti et pris pour le bonheur quand on est amoureux, quand on a réussi quelque chose, c'est le sursis avant de comprendre l'erreur : l'être aimé ne ressemble à rien, ce que vous avez réussi ne rime à rien. Cela ne vous rend pas malheureux, mais conscient. Le bonheur ne se finit pas, il se rectifie.*

Soulmates
Never
Die.


*Je vis encore.
Pourquoi ? Je ne sais pas. Chaque matin, je me dégage des bras enchanteurs de Morphée,trifiée à l'idée de ces heures interminables qui s'égrèneront lentement jusqu'à ce que je puisse me replonger dans l'oubli bienfaisant d'un nouveau sommeil.
Comme il faut bien passer le temps et s'empêcher de penser, je m'occupe. Le plus futilement possible. La superficialité est l'unique panacée à ma déprime latente. Et je la brandis au-dessus de ma tête pour chasser mes idées opaques, j'en fait un art de vivre.*

Soulmates
Never
Die.


*Tant bien que mal, avant j'aimais la vie, parce qu'on l'avait en commun.
Avant j'aimais la vie, même sachant tout ce que je savais, car dans l'immensité du vide il était là qui souriait.
Aujourd'h
ui je chéris un fantôme, un souvenir. Je pense encore à lui chaque jour, chaque minutes, chaque seconde... Absurde constance.*

Soulmates
Never
Die.


*Je le connaissais mieux que personne. On avait le même état d'esprit on méprisait la platitude et la médiocrité, on était prisonniers du fric et ça nous rendait dingues, et on ne savait pas pourquoi on existait.
M
aintenant qu'il n'est plus là, je sais pourquoi j'existais.
J
'existais pour lui.*

Lolita Pille, Hell



ça donne envie de chialer quand t'entends "Protect me from what I want" et que tu vois comme ils sont heureux, mais que tu sais bien que ça peut pas durer, parce que rien ne dure, alors surtout pas ça.

# Posté le vendredi 16 mars 2007 08:16

Modifié le vendredi 22 juin 2007 12:54

J'aurais bien voulu.

J'aurais bien voulu.
J'aurais bien voulu pour passer le temps,
Te serrer dans mes bras amicalement
Mais le temps qui passe n'est pas à tes yeux
Un argument apparement suffisant.


(...)

Comme y'avait des bruits de klaxons partout
Comme tout était normal autour de nous
Je t'ai même pas dit.

C'est malin j'ai attendu que tu sois partie
Pour t'écrire une lettre de trois pages sur mon lit
Pour dire c'est ce que j'ai vécu de mieux dans ma vie.
Dans ma vie.

(...)

C'est malin j'ai attendu que tu sois partie.
Pour passer mon coup de fil de deux heures et demie.
Pour dire c'est ce que j'ai vécu de mieux dans ma vie.
Dans ma vie.


Vincent Delerm



J'aurais bien voulu être un de ces gars
Qui ne craint ni la pluie, ni le vent ni le froid
Au menton carré qui ne pleure jamais
Qui s'en va, qui s'en va sans regrets.

# Posté le jeudi 15 mars 2007 10:03

Modifié le vendredi 22 juin 2007 12:54

I want you.

J'aime lire ces phrases. Parce qu'elles sont belles. Pour ce qu'elles représentent pour moi. Pour ce qu'elles évoquent.
Parce que j'aime bien les messages subliminaux, est-ce que quelqu'un va le comprendre, est-ce que Tu comprends. Parce que c'est plus simple que ses propres mots. Quand d'autres le disent pour nous.


*Je n'arrive pas à oublier que c'est la dernière fois que nous sommes là. Enfin, non, pas la dernière fois, mais la dernière fois quand même, parce que, même si on se revoit, nous ne serons plus comme à présent, on sera deux autres, et ce ne sera plus si bien parce que... Oh ! et puis merde.*

Patrick Cauvin, E = MC² mon amour
I want you,
With your twisted hair
And you lip-ring stare
I want you.



*La vie je préfèrerais la tenir entre mes doigts, j'aimerais en sentir le goût dans ma bouche, la chaleur sur ma peau. Pourquoi est-ce que tout est si compliqué ?*

Jean Molla, La fille aux semelles de plomb
I want you,
With your twisted hair
And you lip-ring stare
I want you.



*Les mots ne peuvent le dire. Le mot amour en dit trop peu. Il veut tout dire, et ce n'est pourtant pas assez. Il n'exprime pas même un centième des sentiments que nous éprouvons. L'amour. Le mot en dit trop peu. L'amour. L'amour.*

James Frey, Milles Morceaux
I want you,
With your twisted hair
And you lip-ring stare
I want you.



*Il m'a donné exactement ce dont j'avais besoin. Pur talent. Il t'ouvre le ventre et il touche juste : "là, ça ne va pas, mais quand je fais ça, ça va mieux n'est-ce pas ?" Et ça va mieux, ça n'a rien à voir. Alors il va le refaire ailleurs, et tu te retrouves ventre ouvert, demmerde-toi, avec le souvenir persistant de ce qu'on peut te faire comme bien.*

Virginie Despentes, Les chiennes savantes

# Posté le mercredi 07 mars 2007 08:37

Modifié le mercredi 27 juin 2007 10:40